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Traitements biologiques
 

Les traitements biologiques des déchets font intervenir l’activité d’une faune de micro-organismes pour changer la forme d’un déchet ou en extraire certains composants. Ils s’appliquent de manière principale aux déchets comprenant une proportion importante de matières organiques permettant le développement des micro-organismes actifs, par exemple :

  • les déchets verts (jardins et espaces verts),
  • les boues de stations d’épuration, les graisses et matières de vidange,
  • les déchets organiques issus des industries agroalimentaires et de l’agriculture,
  • les déchets putrescibles, papiers, cartons et petits déchets verts,
  • la fraction fermentescible des ordures ménagères,
  • les eaux souillées par des hydrocarbures,
  • les terres polluées par des hydrocarbures.

Les principaux procédés sont :

  • le compostage : c’est la transformation de matières fermentescibles par des micro-organismes en présence d’oxygène. Il en résulte un dégagement de vapeur d’eau et de gaz carbonique ; la décomposition terminée laisse un résidu composé de matière organique stabilisée et de substances minérales : le compost. Le compost peut constituer un excellent amendement pour les sols lorsqu’il est de bonne qualité. Cette qualité dépend essentiellement de la qualité des déchets admis. On distingue deux grandes familles de traitement :
    • le compostage lent où, après broyage, les déchets mélangés sont regroupés sous forme d’andains qui sont retournés régulièrement,
    • le compostage accéléré par insufflation d’air ou brassage permanent des déchets.
  • la méthanisation : c’est la transformation des matières fermentescibles par des micro-organismes dans une atmosphère pauvre en oxygène. Il y a production d’un gaz combustible (biogaz) et d’un résidu généralement utilisable comme amendement organique après maturation par compostage. Le biogaz est valorisable sous forme de chaleur ou par la production d’électricité, via un groupe électrogène spécifique. Cette technique est employée spécifiquement sur des déchets contenant beaucoup d’eau et facilement biodégradables.
  • le traitement biologique des effluents : l’élimination de la pollution organique carbonée et azotée, lorsqu’elle présente une biodégradabilité satisfaisante, est essentiellement le fait des procédés biologiques d’épuration. Elle s’effectue dans un réacteur où l’on met en contact les microorganismes épurateurs avec l’eau à épurer. Le processus s’effectue en trois étapes essentielles successives :
    • l’adsorption et absorption des matières polluantes solubles et colloïdales de l’effluent par les cellules bactériennes,
    • l’oxydation biochimique et dégradation enzymatique des matières ainsi fixées,
    • l’autodestruction de la matière cellulaire. Appelés communément "traitements secondaires", les procédés biologiques sont généralement mis en œuvre, à l’aval des prétraitements assurant la séparation des matières volumineuses denses et gênantes ou après des traitements de décantation primaire ou physico-chimique.
  • le traitement biologique des terres polluées : les composés rencontrés dans les sites pollués sont principalement d’origine organique ; les sols étant rarement stériles, la microflore en place lorsqu’elle rencontre une pollution organique va, en fonction des conditions chimiques et physico-chimiques de son environnement, chercher à métaboliser ces polluants. Les techniques de traitements biologiques associées aux sols pollués consistent donc à utiliser et stimuler les micro-organismes présents pour amplifier ce phénomène naturel afin de détruire en un minimum de temps les polluants.