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Compostage
 

En fonction de leur origine, les déchets organiques peuvent représenter une fraction importante des déchets. Leur valorisation est possible par le compostage, qui est une technique biologique naturelle de fermentation aérobie.

Cette technique s’applique aux déchets ménagers qui comportent une part importante de déchets fermentescibles, aux déchets verts, aux boues de station d’épuration. Elle peut aussi s’appliquer à des déchets issus d’activités industrielles qui ont une forte teneur en matière organique (déchets de l’industrie agro-alimentaire notamment)

Certaines collectivités locales ont mis en place le compostage individuel qui ne peut être réalisé qu’en habitat pavillonnaire, donc dans des tissus urbains particuliers et à une échelle limitée.

A l’échelle « industrielle », le compostage est facilité par la mise en place du tri sélectif ou par l’exploitation des déchèteries (compostage centralisé). Outre des déchets verts issus des déchèteries ou des jardins publics, des apports de boues de station d’épuration biologique, voire de certains déchets ménagers préalablement triés, permettent d’accroître la quantité de déchets réutilisés.

Cette technique permet de réduire, avec une variation saisonnière, d’au moins un tiers la quantité de déchets ménagers à traiter en décharge ou en incinération. Elle empêche également le brûlage à l’air libre de déchets verts parfois utilisé alors qu’il est parfois interdit par les règlements sanitaires départementaux.

Le processus de compostage :

Le compost se forme sous l’action de micro-organismes (bactéries, champignons, …) et de macro-organismes (lombrics, acariens, cloportes…).

Au début du compostage, seuls les micro-organismes sont actifs. Cette phase, grande consommatrice d’oxygène voit la température monter ; c’est la phase de décomposition. La transformation de la matière carbonée en CO2 et l’évaporation expliquent la diminution de masse constatée.

L’activité des micro-organismes diminue ensuite, la température baisse et les macro–organismes prennent le relais.

Les déchets doivent présenter un rapport carbone / azote de l’ordre de 30. Les matières apportant surtout du carbone sont le bois, la paille, les feuilles mortes alors que les déchets verts, les épluchures, le papier (non imprimé) apportent principalement l’azote. L’humidité et l’air sont également des éléments indispensables à la transformation des matières en humus.

Une bonne aération (brassage) empêche l’apparition de phénomènes anaérobies donc la formation de mauvaises odeurs.

Utilisation du compost :

Le produit final est l’humus qui est utilisé dans l’amendement des sols. Un cycle de retour des matières organiques dans les sols est donc réalisé, tout en diminuant l’apport d’engrais.

Pour la mise sur le marché des composts produits, différentes normes sont aujourd’hui rendues d’application obligatoires : NFU 44-051 pour les amendements organiques, une nouvelle version de cette norme a été homologuée en avril 2006, elle sera rendue d’application obligatoire prochainement, NFU 44-551 pour les supports de culture, NFU 42-001 pour les engrais.

Pour les composts à base de boues, la norme NFU 44-095 est rendue d’application obligatoire depuis 2004.

Installations classées

Rubrique de classement : 2170, 167 C, 322 B3.
Arrêté type : 2170

Réglementation

Circulaire du 5 janvier 2000 relative à la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement ; classement des installations de compostage et des points d’apport volontaire de déchets ménagers triés
Arrêté du 7 janvier 2002 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées soumises à déclaration sous la rubrique n° 2170 : « Engrais et supports de culture (fabrication des) à partir de matières organiques » et mettant en œuvre un procédé de transformation biologique aérobie (compostage) des matières organiques

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