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Carrières
 

Installations classées du secteur

Rubrique de classement : 2510 - 2515 - 2516 - 2517 - 25202521.
Arrêtés types : 25102515251625172521.



Références réglementaires

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Contexte, enjeux et problématique

La fin du XIXe siècle a vu une révolution fondamentale dans « l’art de construire » avec l’invention du ciment et du béton. Dans le même temps, la création des réseaux de chemin de fer, des infrastructures routières et des ouvrages d’art correspondants, nécessitait des travaux très importants et des matériaux nouveaux et économiques.

Tous ces travaux utilisent des matières premières sous forme de morceaux de roches, soit naturelles, sables et graviers, soit obtenues artificiellement par concassage de roches naturelles : les granulats. La définition de granulat est donnée par la norme XP-P 18.540 : ensemble de grains de dimensions comprises entre 0 et 125 mm destiné notamment à la confection des mortiers, des bétons, des couches de fondation, de base, de liaison et de roulement des chaussées, des assises et ballasts de voies ferrées, des remblais.

Impossible d’imaginer l’industrie du bâtiment ou celle des travaux publics sans le recours massif aux granulats, quantitativement la première des matières premières après l’air et l’eau. En France, chaque année, on produit et on utilise plus de 400 millions de tonnes de granulats pour l’ensemble de la construction ce qui, divisé par le nombre d’habitants, correspond à un ratio d’environ 7 tonnes par personne et par an.

A titre d’exemples, la construction d’un logement nécessite 100 à 300 tonnes de granulats, celle d’un hôpital ou d’un lycée 2 000 à 4 000 tonnes, 1 km de voie ferrée 10 000 tonnes et 1 km d’autoroute 30 000 tonnes.

La nature et la forme des granulats varient en fonction des gisements et des techniques de production.

On peut obtenir des granulats :

  • soit en exploitant directement les alluvions détritiques non consolidées, de type sables et graviers des rivières (dans certains cas, ils peuvent être ultérieurement concassés),
  • soit par concassage des roches massives : granites, diorites, basaltes, calcaires, quartzites…

Les professionnels distinguent trois catégories principales de granulats en fonction de leur nature et de leur origine :

  • Les granulats d’origine alluvionnaire, alluviale, marine et autres dépôts,
  • Les granulats de roches massives, roches éruptives, calcaires, autres roches sédimentaires et roches métamorphiques,
  • Les granulats de recyclage et artificiels, bétons recyclés, laitiers de hauts fourneaux qui représentent environ 6% de la production nationale de granulats.

Les réserves de granulats (alluvionnaires ou massifs) sont quasiment illimitées, mais beaucoup d’entre elles restent inexploitables pour des raisons diverses : inaccessibles, intégrées à des zones urbaines, dans des sites classés ou protégés, exploitation trop coûteuse, sensibilité environnementale…

Certaines carrières produisent des matériaux destinés à être utilisés dans l’industrie. C’est ce qu’on appelle les minéraux industriels ; une fois préparés, ces minéraux sont dénommés charges minérales et sont destinés à entrer dans la fabrication de très nombreux produits pour permettre
- soit d’économiser sur les coûts de fabrication en ajoutant la substance minérale neutre et moins chère sans en diminuer la qualité (charges inertes),
- soit d’en modifier les propriétés en améliorant ses qualités initiales (charges fonctionnelles).

L’exploitation des carrières impose d’en maîtriser les impacts : risque de pollution des eaux, bruit, poussières, impact sur la faune et la flore, impact visuel tant en cours, qu’en fin d’exploitation. Les carrières alluvionnaires en eau posent le problème particulier de la fragilisation de la nappe et de sa plus grande sensibilité à l’évaporation.

Depuis la loi n° 93-3 du 4 janvier 1993 relative aux carrières, les carrières ont été inscrites dans la nomenclature des installations classées. Les conditions dans lesquelles elles peuvent être exploitées sont définies dans le code de l’environnement.

Les schémas départementaux des carrières (article L 515-3 du code de l’environnement) définissent les conditions générales d’implantation des carrières en prenant en compte :

  • l’intérêt économique national,
  • les besoins en matériaux,
  • la protection de l’environnement,
  • la gestion équilibrée de l’espace, tout en favorisant une utilisation économe des matières premières.

Le schéma départemental des carrières fixe les objectifs à atteindre en matière de remise en état et de réaménagement des sites.



Actions en cours sur le secteur

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Sites utiles

Portail français des ressources minérales non énergétiques : Minéral Info

Bureau de recherches géologiques et minières : BRGM

Fédération professionnelle des industries extractives de minéraux et des fabricants de matériaux de construction : UNICEM

Fédération professionnelle des minerais, minéraux industriels et métaux non ferreux : FEDEM

AIDA : réglementation carrières