L’industrie et la recherche utilisent de longue date des sources de rayonnements ionisants dans une grande variété d’applications.
2Le contrôle des matériaux2
Parmi les techniques de contrôle non destructif, l’une d’elles utilise des sources radioactives. Il s’agit de la gammagraphie, qui permet d’apprécier des défauts d’homogénéité dans le métal et en particulier dans les cordons de soudure. Cette technique utilise des sources d’iridium 192 et de cobalt 60 de forte activité (usuellement de l’ordre de 3 TBq).
2Le suivi de procédés industriels2
Les radioéléments les plus couramment employés sont le krypton 85, le césium 137, l’américium 241, le cobalt 60 et le prométhéum 147. Les activités des sources sont comprises entre quelques kBq et quelques GBq.
Les sources sont utilisées à des fins de :
Les principaux radioéléments utilisés en recherche sont essentiellement sous forme de sources non scellées : le phosphore 32 ou 33, le carbone 14, le soufre 35, le chrome 51, l’iode 125 et le tritium. Ils sont employés comme traceurs et ou à des fins de métrologie. Les principaux risques sont la contamination du personnel et les risques de dispersion de radionucléide, notamment dans les déchets.
2La gestion des déchets et les rejets radioactifs2
La manipulation des sources non scellées génère des déchets radioactifs. Il s’agit de déchets solides ou liquides.
Les radioéléments à vie courte (moins de cent jours de période) peuvent être recueillis et entreposés pendant une durée, de l’ordre d’une dizaine de fois la période du radioélément, permettant à la radioactivité de disparaître pratiquement. Ensuite, après contrôle, ces déchets peuvent être éliminés dans les circuits d’élimination des déchets classiques et les effluents liquides sont rejetés après la vérification que leur activité est inférieure aux seuils réglementaires.
Les radioéléments à période supérieure à 100 jours sont collectés et traités par l’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA).
En ce qui concerne les sources scellées, leurs éliminations sont assurées par le fournisseur de source ou par l’ANDRA.
Les unités de mesures et valeurs limites d’exposition :
Pour quantifier les émissions radioactives, les scientifiques distinguent trois unités désignant des phénomènes différents :
Limites annuelles d’exposition
| Organe | Public (code de la santé publique) |
|---|---|
| Corps entier | 1 |
| Peau | 50 |
| Cristallin | 15 |
| Extrémités | 50 |
Niveaux maximaux admissibles pour la commercialisation des denrées alimentaires (en Bq/kg)
| Radioéléments | Aliments pour nourrissons | Produits laitiers | Autres denrées | Liquides |
|---|---|---|---|---|
| Iode dont 131I | 150 | 500 | 2 000 | 500 |
| Isotopes à vie longue(hors Sr et Pu) dont 134Cs et 137Cs | 400 | 1 000 | 1 250 | 1 000 |
| Strontiums dont 90Sr | 75 | 125 | 750 | 125 |
| Plutonium et émetteurs dont 139Pu |
1 | 20 | 80 | 20 |