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Sécheresse
 

Sécheresse Aujourd’hui, la gestion économe, rigoureuse et transparente de la ressource en eau est devenue une priorité nationale en privilégiant l’alimentation en eau potable et la protection des milieux naturels. Les épisodes récents de canicule et de sécheresse en témoignent. Le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie est en charge de la coordination de cette politique. En effet, pour être efficace, une telle gestion appelle la mise en place par anticipation d’un dispositif global sous l’autorité des préfets mobilisant l’ensemble des consommateurs et usagers de l’eau ainsi que tous les services de contrôle.

Concernant les installations industrielles, la législation des installations classées permet de : Définir des mesures de limitation des prélèvements et rejets d’eau. Vérifier les autorisations des installations fortement consommatrices d’eau et prélevant dans des ressources sensibles. L’action nationale a commencé en 2004 et visait « à vérifier que les arrêtés préfectoraux des installations les plus grosses consommatrices d’eau* prélevant dans des ressources considérées comme hydrologiquement sensibles à la sécheresse** prévoient des mesures adaptées de réduction de la consommation d’eau en cas de situation hydrologique critique, par exemple une réduction d’activité, le recyclage de certaines eaux de nettoyage, la modification de certains modes opératoires . Les centrales thermiques font l’objet d’un traitement spécifique compte-tenu de la nécessité d’assurer la sécurité du réseau national d’électricité. Cette action s’est prolongée en 2005 et 2006.

*Sont considérés comme gros consommateurs d’eau les installations dépassant les seuils d’autorisation de la nomenclature eau. Les seuils peuvent être abaissés pour tenir compte de la situation hydrologique de la région. **Une ressource est considérée comme hydrologiquement sensible à la sécheresse si elle a fait l’objet dans les dix dernières années d’au moins un bulletin de situation hydrologique critique.

L’état des lieux réalisé fait état de :
- plus de 400 ICPE grosses consommatrices
- 2/3 de ces installations font l’objet d’un dispositif de réduction des prélèvements d’eau en cas de sécheresse dont presque 200 par voie d’arrêté complémentaire. La mise en place de mesures de réduction des prélèvements industriels en eau s’est traduite en moyenne par une réduction de la consommation de l’ordre de 20 à 30 %, soit en moyenne environ 4000 m3 par jour et par établissement .

L’impact des prélèvements et rejets de l’ICPE sur la ou les masses d’eau en période de sécheresse est également étudié systématiquement dans le cadre de toute nouvelle demande d’autorisation. Les éventuelles mesures spécifiques prises dans l’arrêté d’autorisation sont corrélées et déclenchées par le dépassement des seuils* définis dans les arrêtés « sécheresse » pris par le Préfet. (* : 4 seuils, vigilance, alerte, alerte renforcée et crise)

Les arrêtés préfectoraux de restriction d’eau en vigueur pour chaque département et chaque masse d’eau sont consultables sur le site http://propluvia.developpement-dura...

Pour 2009, les prélèvements d’eau en France sont évalués à 33,4 milliards de m3.

Mais une partie de cette eau est restituée aux milieux : ainsi, près de 64% de l’eau prélevée est utilisée pour le refroidissement des centrales thermiques et nucléaires alors que seuls 7% sont réellement consommés par ce secteur. La restitution en rivière après utilisation est ainsi estimée à près de 93 %. A l’inverse, l’agriculture ne prélève que 9% des volumes mais n’en restitue qu’une très faible part. (source : statistiques MEDDE)